vendredi 27 juin 2008

Magritte


René MAGRITTE, Portrait d'Edward James,1937, huile sur toile, 75 x 65 cm, Boymans-van Beuningen Museum, Rotterdam.

J'aimerais voir cette toile de mes propres yeux.
J'aime l'idée qu'elle dégage.

Cynique, évocateur.
Il sème le doute et le questionnement.
Il déstabilise.
Des actions que j'aime.
Magritte me fait sourire et me donne envie de créer.

J'aime.

G

jeudi 26 juin 2008

image



Je regarde souvent cette image de mon père adolescent.

JP

mercredi 18 juin 2008

Communiquer

****Quelle ne fut pas ma surprise... Jacques Salomé est une nouveauté pour certains de mes proches; moi, il me guide depuis des années: alors, il me fait plaisir de vous le présenter; un homme de tête et de coeur, un épicurien qui amène à réfléchir sans nous donner mal à la tête. Chez lui le vocabulaire emprunté est simple!
Aller fouiner sur ce lien: http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php****

Jalons pour ré-inventer la communication au quotidien
Mise en pratique de quelques règles d'hygiène relationnelle

Par Jacques Salomé

• Quel enfant, quel ex-enfant n'a vécu un sentiment diffus de malaise dans les tentatives de communications avec ses proches, avec ses professeurs, avec le monde des adultes !
• Qui n'a ressenti ce mal-être de ne savoir communiquer avec lui-même et d'entendre parfois la révolte de son corps quand il découvre que la violence des maux n'est que le reflet du silence des mots !
• Qui n'a rencontré au quotidien, la difficulté de se dire et d'être entendu, surtout être entendu par ceux que nous aimons, dont nous nous sentons aimés ou qui sont les plus proches de nous !
• Qui n'a senti la violence sourde d'entendre l'autre parler sur lui, la révolte de sentir autrui penser à notre place, de le voir décider pour notre bien ou encore de nous engager dans un projet, dans une décision, dans un mode de vie où il ne se retrouve pas !
• Qui n’a entendu et reçu comme un rejet ou une négation de sa personne, l'injonction d'idées toutes faites, les a priori, la violence des jugements ou des affirmations péremptoires interdisant le possible d'un échange, aliénant ou clôturant l'ouverture à un partage et à une mise en commun !
• Qui n'a éprouvé cette souffrance de se sentir enfermé dans une image, dans un rôle, dans un commentaire, dans lesquels il ne se reconnaissait pas, dans lequel il ne pouvait se retrouver !
• Qui n'a vécu le sentiment humiliant et injuste de se laisser définir… tel qu'il ne se sent pas !
• Qui n'a éprouvé le désarroi de voir opposer à son ressenti, à ses perceptions, à ses croyances... d'autres ressentis, d'autres perceptions et d'autres croyances qui, au delà d'un témoignage ou d'un partage, voulaient s'imposer à lui et l'inviter ou le forcer à renoncer aux siennes.
Oui chacun d'entre nous, sans hésitations possibles a éprouvé, rencontré l'une ou l'autre de ces situations.
Chacun d'entre nous peut découvrir à un moment ou un autre de sa vie qu'il est plus démuni, plus handicapé ou plus infirme qu’il ne le croyait dans certaines relations essentielles.
Et peut être a-t-il aspiré à une nouvelle naissance, pour passer du TAIS TOI au TU ES TOI QUAND TU PARLES.
En osant se ré-approprier sa parole, en retrouvant des mots à lui, en prenant le risque de se définir devant autrui avec ses propres références, avec des engagements, avec des choix de vie et des fidélités personnelles, chacun se donne ainsi plus de moyens pour exister.
En se responsabilisant aussi pour accepter de s’ouvrir à une démarche d'apprentissage possible dans le respect de quelques règles d'hygiène relationnelle et le maniement de quelques outils concrets pour une communication vivante.

G.

mercredi 11 juin 2008

un lac

Au réveil, peu avant le lever du jour, je demeurais au lit un moment, les yeux ouverts. En imagination, je passais la main sur ma vie et ressentais au bout de mes doigts la rugosité de toutes mes erreurs, regrets, occasions manquées, ratées. Cela durait un temps. Pour faire passer l’angoisse et l’amertume, dont je connaissais bien la puissance, je suivais le tracé des veines de plâtre au plafond, les fissures, réorganisais mes visions intérieures. Je pouvais imaginer un lac et même si cette image m’attristait, elle me faisait du bien. J’avais encore en moi l’espoir un jour d’être heureux.

JP

lundi 9 juin 2008

henri laborit, 1976

« L'enfant est inculte et c'est bien là sa chance. Il est énergie potentielle et non cinétique, homogénéisée. Dès qu'il entre dans la vie, ses potentialités vont s'actualiser, se figer dans des comportements conformes, envahies par l'entropie conceptuelle, incapables de retourner à leur source, de remonter le cours du temps et de l'apprentissage. Alors que le sol vierge de l'enfance pourrait donner naissance à ces paysages diversifiés où faune et flore s'harmonisent spontanément dans un système écologique d'ajustements réciproques, l'adulte se préoccupe essentiellement de sa mise en « culture », en « monoculture », en sillons tout tracés, où jamais le blé ne se mélange à la rhubarbe, le colza à la betterave, mais où les tracteurs et les bétonneuses de l'idéologie dominante ou de son contraire vont figer à jamais l'espace intérieur.»

Laborit, Henri. Éloge de la fuite, folio essais Gallimard, 1991, 186p.

JP

dimanche 8 juin 2008

pluie



"I'm singing in the rain..."

Une pluie d'enfance.
Courir dans les flaques d'eau, rire aux éclats, trouver des cailloux.

"Je suis là" que je pouvais crier à tout vent.

Se perdre dans ses pensées, être dans la lune.
Mouillée, trempée, épatée.

Le souper est prêt, maman me regarde rentrer. J'ai faim.

J'imagine que je chantais en mangeant.

Ma complice, la pluie. La nuit sera pleine.

G.

vendredi 6 juin 2008

coucher de soleil



Retour à Montréal en après-midi après avoir passé quelques heures dans un atelier au volant d'un lift truck. Brossard, Pont Champlain, autoroute Décarie, sortie Jean-Talon puis ce coucher de soleil au loin. On s'y rendait en famille. J'étais à l'arrière de la station wagon, sur la banquette réservée aux rêveurs et j'attendais que mon père me refile ma frite, mon hamburger. La nuit pouvait venir.

JP

Lulu

Il avait pour parapluie un journal de la veille.
Dans ses poches, un amas de sous blanc
et vraiment rien de prévu pour les jours à venir.

Je pense à Z. et sa peine et sa douleur et le vide qui la gruge.
N'avoir rien de prévu dans ce monde si planifié
nous donne à frôler une certaine folie, un saut dans le vide.

Perdu au trop creux de soi.. qui nous aide à remonter?
À qui ose-t-on se dire, à qui crier sa détresse?

Qui veut entendre?
Qui a le temps?
Qui écoute sans porter de jugement ou de solution?

C'est en s'accrochant à ce qui ne conseille pas
que l'on revient à soi.

Tu as parlé de doute?

N'est-il pas ton allié? Je le vois ouvert et équilibré.

Tu le vois autrement.

Pour ma part, il m'apporte souvent la force de mon intuition,
l'issue pour laisser aller les choses.
Douter est pour moi une option à prioriser
Sans le doute, il y a n'a pas de questionnement.

En ce moment, il y a justement trop de questionnements...


(cliquer sur l'image afin de pouvoir lire)
"Aime-toi, la vie t'aimera" p.89, Catherine Bensaid, éd. Pocket, 1992

Je revois Lulu.

Dans le bus, en attente de rien et osant croire à tout
il causait à qui n'avait rien accrocher à l'oreille ou aux yeux.

Je n'ai jamais su où il allait
L'autobus semblait à la fois son transport et sa maisonnette.
Lulu était son nom.
J'en avais décidé ainsi.
Un inconnu qui me plaît et qui me dérange
Parce que parfois je me vois en lui.

Désarçonnée et en déséquilibre.

"Lulu.. et toi comment me prénommerais-tu ?"

Comme tu veux, tu sais, j'accepte le personnage que tu m'apposeras.

C'est ta création; ta réponse; ton moyen de comprendre mon personnage. Celui que tu décideras de me donner.

Un jour, tu me parleras, je suis disponible.

Tu attends peut-être que je t'interpelle dans une façon de faire dans un geste ou une expression qui t'interrogera?

J'ose croire que je te demanderai simplement "Comment ça va ?"
Pour que tu puisses te dire, te définir.

J'attends, je t'espère.


G.

portrait

il se retrouvait toujours sur les chemins un peu devant les autres
non pas comme un corps en avance, comme l’image distante d’un meneur
un qui chercherait à diriger les autres, mue par une sagesse connue de lui seul
mais comme une sorte de chien avide et impatient qui n’aurait su déterminer
si on avait eu l’idée de le presser de questions contre l’espace
le chemin qu’il entendait suivre, emprunter dans la seconde
la nature de ce qu’il flairait au loin

c’était un être qui vivait à la fois ici et ailleurs
seul parmi les autres, parmi nous
seul au sein d’un groupe, un être parfaitement dépendant
un être qu’on laissait libre en sachant qu’il ne pouvait aller bien loin
sur qui on ne pouvait se fier, un être négligeable voire inutile

il en prenait conscience et cela commençait à paraître dans ses yeux
un lent travail d’élucidation touchait à sa fin
une vision définitive se figeait dans la vitré de son regard

il se nourrissait depuis peu exclusivement de noix
à la façon des grands nomades d’autrefois
lors de leurs pèlerinages vers on n’avait jamais su où

JP

mercredi 4 juin 2008

fièvre

La fièvre d'un enfant transforme par sa chaleur
L'espace autour du veilleur
La vitre des regards éveille toujours
La fin d'un monde dans le noir
La main est confiante pourtant
Qui passe dans les cheveux
Elle connaît et repousse le mal qui emporte
Parfois les coeurs au loin sans retour

JP

Commencer


Hier soir, nous nous sommes rencontrer et mis en commun ce que nous voulions faire de ce carnet de bord à deux voies.

Un regard d'enfant me vient à l'esprit.








Ébauche. Dessiner ce qui a été perçu dans cet échange.

G.