Les marches du balcon, le matin. Ce n'est pas parce qu'on sort de la maison qu'aussitôt les gens qu'on croise s'arrêtent pour lire en nous nos plus profondes pensées. On passe. Une personne au loin s'approche, un visage connu ou pas, on baisse les yeux avant qu'elle ne dirige les siens sur nous. Puis, à mesure que la distance entre nos corps s'amenuise, un décompte intérieur débute jusqu'à cette seconde où tous les deux relevons la tête, les yeux l'un vers l'autre pour saluer d'un sourire, d'un mot coupé en deux: « 'jour. » C'est fini, ça de fait, bon! se dit-on. Vais mieux maintenant. Je peux continuer à ruminer la suite.
JP