dans tout ce brouillard
ils sont là sur la route me saluent
longs bras en l'air au loin
comme au fond d'un naufrage
une part d'eux-mêmes en partage
qui remonte en nous pour toucher
ce qu'on a été et qui flotte toujours encore sans fin
des lambeaux de temps mort au vent
rien à faire, de l'ennui à revendre
«en veux-tu, j'en ai pour des années»
plantés là sur le chemin sans savoir
et plus loin derrière eux, une apparition
un garçon traverse un champ
tête penchée sur un autre monde
la main au fond d'une boîte de Ritz
JP
mercredi 6 août 2008
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