la vie aujourd'hui comme le soupir d'un vieux chien
couché sur le côté dans l'entrée d'une ferme
les mouches, la radio de l'étable
les nuages de fer bleu à l'extrémité des champs
le peu de vent dans les arbres
un étranger s'agenouille, enfonce ses doigts
dans la fourrure de son cou
« bon vieux chien, beaux yeux bruns
ton souffle égal au mien »
la même lourdeur aujourd'hui
les mêmes larmes retenues
lui parler menait à une peine immense
JP
dimanche 28 septembre 2008
mardi 23 septembre 2008
pantin
Un pantin avec des fils qui pendent de ses poches et que le vent agite derrière lui. De la ficelle à ses pieds et le corps gigue pour s'en défaire. On peut les prendre et faire des noeuds, tout arracher ou rêver d'un cerf-volant.On peut aussi les réunir entre ses doigts, sentir l'usure, remonter à la source.
JP
JP
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