la vie aujourd'hui comme le soupir d'un vieux chien
couché sur le côté dans l'entrée d'une ferme
les mouches, la radio de l'étable
les nuages de fer bleu à l'extrémité des champs
le peu de vent dans les arbres
un étranger s'agenouille, enfonce ses doigts
dans la fourrure de son cou
« bon vieux chien, beaux yeux bruns
ton souffle égal au mien »
la même lourdeur aujourd'hui
les mêmes larmes retenues
lui parler menait à une peine immense
JP
dimanche 28 septembre 2008
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