tout pouvait devenir noir
sur ces chemins de pauvres
l'amertume aux chevilles montait
le ciel n'y était pour rien
Au fond l'art répond au plus profond des désespoirs qui se tient en nous depuis toujours, comme une présence née avec nous, et dont on ne sait pas, ne comprend pas l'existence ni l'influence de cette force noire sur la couleur de nos yeux, la forme de nos regards, et pourquoi ce poids doit peser si lourdement sur la liberté de nos gestes. Il vient là plier en nous des pans entiers de ce qu'on croit être notre bonheur, pousser pour qu'ils tombent des pans entiers derrière nos yeux et bloquer la lumière. Et nos yeux sont là et résistent et se disent: « Je ferai toujours entrer en moi les choses que j'aime regarder.»
JP
dimanche 23 novembre 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire